War Requiem

Opéra

War Requiem

Benjamin Britten
Du lundi 9 au jeudi 19 octobre 2017
Grande salle de l'Opéra

Le contexte

L’idée d’une oeuvre pacifiste à caractère universel occupa
l’esprit de Britten dès l’explosion de la bombe d’Hiroshima en
1945, puis à nouveau lors de l’assassinat de Ganhdi en 1948.
Adversaire irréductible de la violence militaire, il se déclare
objecteur de conscience et achève son ouvrage à l’aube des
années 1960, alors que le mur de Berlin venait d’être érigé.
La date ne semblait correspondre à aucune commémoration.
Ce serait oublier pourtant le cinquantenaire de l’armistice de la
Première Guerre mondiale qui, via les poèmes de Wilfred Owen,
occupe une place centrale dans le War Requiem.
Cinquante-cinq ans après la création du War Requiem, l’Opéra
de Lyon ressuscite les gestes militants qui firent la légende de
l’oeuvre. Trois solistes issus de nations ennemies pendant la
Seconde Guerre mondiale (Russie, Angleterre, Allemagne)
créent une nouvelle messe des morts, en 1962, dans la
Cathédrale de Coventry reconstruite après avoir été entièrement
bombardée.

La mise en scène

Le War Requiem renaît aujourd’hui grâce à Yoshi Oida
qui en révèle les échos puissamment contemporains.
Mettre en scène un Requiem est geste singulier.
En familier de Britten (Mort à Venise en 2009, Peter
Grimes en 2014), Yoshi Oida, qui travailla avec Peter
Brook, entremêle les échos de sa propre mémoire aux
images des conflits qui ont secoué le monde ces dernières
décennies. D’une intemporalité déchirante, son War
Requiem dépeint la guerre à l’aune des générations
sacrifiées dont Oida lui-même fit partie. À ces enfants
d’hier et d’aujourd’hui, le grand metteur en scène et acteur
japonais adresse une injonction à la lucidité. Humain,
trop humain le War Requiem lu par Oida déploie
une scène où l’insouciance enfantine rencontre les
fracas du monde. « Le War Requiem, dit Yoshi Oida,
n’est pas l’histoire de nations en guerre, il embrasse toutes
les guerres. Ce n’est pas une oeuvre qui console, qui apaise.
Bien au contraire, il nous incite à regarder frontalement
les ravages des conflits, la violence incessamment infligée
à des générations d’enfants. En ce sens, l’association du mot
Requiem à l’idée du repos m’est impossible ». S’éloigner
des rives de l’opéra autant que de celles de l’Église
pour redéfinir radicalement une oeuvre puissante, tel est
le projet de ce War Requiem.
Texte de la Messe pour les Morts et poèmes de Wilfred Owen, 1962
En latin et en anglais
Nouvelle production dans le cadre du Centenaire de la paix

Distribution

  • Direction musicale : Damiele Rustioni
  • Mise en scène : Yoshi Oida
  • Décors : Tom Schenk
  • Costumes : Thibault Vancraenenbroeck
  • Lumières : Lutz Deppe
  • Chorégraphie : Maxine Braham
  • Baryton : Jochen Schmeckenbecher
  • Ténor : Paul Groves
  • Soprano : Ekaterina Scherbachenko
  • Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l'Opéra de Lyon
Voir la distribution complète