carmen / l'arlésienne

Danse

carmen / l’arlésienne

Roland Petit
Mardi 21 et jeudi 23 novembre 2017

Soirée rouge passion avec les deux héroïnes du chorégraphe
Roland Petit. Effrénée et suggestive, la danse a le sang chaud.
Qu’il s’agisse de Carmen, Andalouse indomptable au destin
tragique, ou de l’invisible Arlésienne dont s’éprend
le malheureux Frédéri, c’est à la vie, à la mort !

En 1980, Yorgos Loukos était l’assistant de Roland Petit,
alors directeur du Ballet national de Marseille. À ce titre,
il fut chargé par le chorégraphe de remonter Carmen
et L’Arlésienne pour diverses compagnies étrangères.
Devenu directeur du Ballet de l’Opéra de Lyon,
il a souhaité rendre un juste hommage au chorégraphe
disparu en 2011, en inscrivant les deux pièces au répertoire
de la compagnie. Elles composent un programme
flamboyant, placé sous le signe de la possession amoureuse
et interprété avec brio par les danseurs lyonnais.

Drame provençal

De l’Arlésienne, dont la présence absente plane sur
le ballet telle une ombre funeste, Alphonse Daudet, auteur
de la pièce éponyme, disait : « On en parle, on en meurt,
mais on ne la voit pas. » Cette figure insaisissable a inspiré
au compositeur Georges Bizet ses Suites 1&2. Sur ces
dernières, Roland Petit a créé en 1974 un ballet habité
par une urgence incandescente. Hanté par l’image de sa
belle Arlésienne, le jeune Frédéri se dérobe à l’amour de
la douce Vivette, et en mourra. Autour de ce trio maudit,
le chorégraphe évoque une Provence du XIXe siècle,
dont la simplicité est empreinte d’authenticité tragique.
Le décor de René Allio, les pas de deux heurtés de Frédéri
et Vivette, exhalent le parfum âpre des terres de Giono
et de Mistral. Quant au final, au cours duquel Frédéri
se suicide en une danse éperdue, tandis que s’exaspère
le lancinant thème musical, c’est un chef-d’oeuvre.

Carmencita, femme libre

C’est Roland Petit lui-même qui interpréta Don José
aux côtés de sa muse et compagne Zizi Jeanmaire, lors
de la création à Londres en 1949. Resserré autour de la
rencontre des deux protagonistes dans la taverne de Lilas
Pastia, et de la passion qui les pousse irrésistiblement
l’un vers l’autre, Carmen met en scène une femme fatale.
Le chorégraphe y fait preuve d’un sens de la narration
accompli, alternant scènes d’ensemble et duos intimes.
Complexes et expressifs, les pas de deux des amants,
notamment dans la scène de la chambre, dégagent une
émotion intense. Depuis la première représentation, qui
sacra à la fois le couple et le chorégraphe, chaque reprise
de ce ballet mythique est un évènement.

Dossier de presse

Distribution L'Arlésienne

  • Chorégraphie Roland Petit
  • Musique Georges Bizet
  • Livret Roland Petit
    d'après Alphonse Daudet
  • Décors René Allio
  • Costumes Christine Laurent
  • Lumières Jean-Michel Désiré
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Distribution Carmen

  • Chorégraphie Roland Petit
  • Musique Georges Bizet
  • Livret Roland Petit
    d'après Prosper Mérimée
  • Décors et costumes Antoni Clavé
  • Lumières Jean-Michel Désiré
Voir la distribution complète