Brundibár

Opéra

Brundibár

Hans Krása
vendredi 25, mercredi 30 mars, vendredi 1er avril 2016
théâtre de la Croix-Rousse

Livret d'Adolf Hoffmeister
Opéra pour enfants en deux actes, 1942
En tchèque surtitré en français

Niveaux : du CM1 à la 5ème

En coproduction avec la Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche
En partenariat avec le Théâtre de la Croix-Rousse

Un Lied de Mahler sera joué en introduction (3min)
Flute –Clarinette- trompette-percu-piano-2 violons-violoncelle-contrebasse-accordéon 

L'HISTOIRE
Deux enfants tentent de gagner en chantant dans la rue de quoi acheter du lait pour leur mère malade. Dérangés, les habitués du lieu – commerçants, policier, et surtout Brundibár dont le gagne-pain est un orgue de Barbarie – chassent les enfants. Aidés par trois animaux propagandistes, ils reviendront à la tête d'une bande d'écoliers, et occuperont le terrain sans en céder un pouce à Brundibár.

L'OEUVRE
Spectacle confié aux jeunes chanteurs de la Maîtrise de l’Opéra sous la conduite de leur chef de chœur Karine Locatelli, Brundibár  est une fable optimiste portée par des mélodies très simples et par de poignants chœurs d'enfants. Des enfants qui parlent à d'autres enfants.
L’opéra Brundibár a une histoire singulière qui mérite d’être contée. Peu de temps après sa création au sein de l'orphelinat pour lequel il avait été écrit, le compositeur, le metteur en scène et le chef furent déportés à Terezin (Theresienstadt). Des représentations y eurent lieu en 1942-1943, avec trois musiciens en guise d'orchestre. En juin-juillet 1943, le personnel et les pensionnaires de l'orphelinat furent à leur tour déportés à Terezin.

Rudolf Freudenfeld, fils du directeur de l'orphelinat, avait gardé la partition piano et chant de Brundibár : tandis qu'on remaniait légèrement le livret d'Adolf Hoffmeister, faisant du chœur final un chant de victoire du bien sur le mal et noircissant le personnage de Brundibár, Krása réinstrumenta son opéra en fonction des ressources du camp, sans toutefois sacrifier les originalités de sa première orchestration : une nouvelle version, pour treize musiciens, vit le jour. Sous cette nouvelle forme, Brundibár, récupéré par les nazis comme exemple de joie de vivre en camp, fut représenté à Terezin le 23 septembre 1943. Mais cette œuvre, qui connut un grand succès, fut également un cri de ralliement des emprisonnés ; aux quelques 55 représentations officielles s'ajoutent celles données "pour soi" : le chœur de triomphe final fut beaucoup entonné dans les dortoirs ...

L’Opéra de Lyon fait le choix cette saison de montrer cette œuvre majeure de Hans Krása, dont le difficile contexte de création aurait pu laisser croire qu’elle serait oubliée, mais dont le sujet central – la liberté – reste intemporel et universel.

Distribution

  • Direction musicale Karine Locatelli
  • Mise en scène Jeanne Candel
  • Décors Lisa Navarro
  • Costumes Pauline Kieffer
  • Lumières Viara Stefanova
  • Elèves de la Maîtrise de l'Opéra de Lyon
  • Orchestre de l’Opéra de Lyon
  • Studio de l’Opéra de Lyon
Voir la distribution complète